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Voici une sélection de livres au sujet du Printemps québécois.
Here is a selection of books that discuss the events of the Printemps québécois.

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Un Printemps rouge et noir

Ancelovici, Marcos & Francis Dupuis-Déri, eds. (2014) Un Printemps rouge et noir : Regards croisés sur la grève étudiante de 2012. Montréal: Écosociété. isbn 978-2-89719-110-8.

Au printemps 2012, le Québec a été le théâtre d’un conflit social d’une ampleur inédite. « La grève est étudiante, la lutte est populaire ! » clamait alors la rue bondée de gens de tous les horizons. Comment rendre compte d’un tel événement ? Quels ont été les ressorts et les effets de la mobilisation ? Cet ouvrage collectif, dans lequel chaque texte est le fruit d’une collaboration entre des étudiant-e-s et des enseignant-e-s, analyse de façon rigoureuse divers aspects du Printemps érable.

Les auteur-e-s abordent de nombreux sujets : des origines du syndicalisme étudiant aux manifestations de casseroles et aux Assemblées populaires autonomes de quartier (APAQ), en passant par les modes de fonctionnement de la démocratie étudiante, les enjeux féministes, les réactions des partis politiques, le rôle des médias sociaux, de la littérature et de l’art ainsi que la répression judiciaire et policière.

Alliant analyse de discours, entretiens semi-dirigés et observation participante, ce livre offre de multiples clés pour comprendre la dynamique du Printemps érable. Sans prétendre pouvoir parler de victoire ou d’échec, il souligne l’incroyable éveil politique qu’aura représenté ce conflit social pour toute une génération.

Tel un rhizome, la lutte ne peut ressurgir que là où l’on ne l’attend pas. Comme nous le rappelle un vers publié dans Fermaille, revue de poésie créée par et pour la grève, « chaque saison [a] sa propre forme de résistance ».

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printemps_erable_fondements_changementBarrette, Yanick (2012) Le Printemps érable: les fondements d’un changement. Montréal: Lulu (auto-publication).

Vous savez, il existe un vieux dicton qui dit : « Quand le peuple prend le temps de s’emparer de la rue, à répétition de surcroît, il a rarement tort de le faire ». Le peuple entier, ou presque, qui crie son désaccord contre les politiques, contre le système et contre les inégalités croissantes et, conséquemment, qui s’insurge à l’égard de l’exploitation et de la domination est caractérisé par une lucidité qui devrait être écoutée sous peine de sanctions. Le Québec souffre présentement d’une crise de confiance envers ses politiciens et ses institutions ; trop de scandales sont venus éclabousser le gouvernement et ses instances dans les dernières années. Le rapport de pouvoir est en mutation, le transfert a débuté ; plus que jamais, les discours de résistance se font entendre et secouent la société dans son ensemble. Le peuple du Québec est mûr … pour la révolution ? … Une chose est certaine, si ce n’est pour la révolution, le Québec est prêt pour des réformes en profondeur.

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Les dessous du printemps etudiantBeaudet, Gérard (2013) Le dessous du printemps étudiant: la relation troubles des québécois à l’histoire, à l’éducation et au térritoire. Montréal: Éditions Nota bene.

“Il me fallait en ce printemps étudiant prendre le temps de manifester, de dire mon indignation, de casseroler. Cependant, il me fallait aussi me ménager du temps pour réfléchir et essayer de comprendre, et donc, pour écrire. Or, c’est précisément cette démarche d’écriture qui m’a peu à peu amené à situer ma réflexion sur les terrains de l’éducation et du territoire et à faire valoir les liens qui existent entre ces deux lieux de définition et de construction de notre identité. J’aurai ainsi assumé, sans l’avoir initialement recherché, l’héritage légué par Paul Gérin-Lajoie et ceux qui partageaient sa vision de l’avenir, un héritage que nous devrions tous, me semble-t-il, avoir à coeur. D’autant que l’un et l’autre lieux de définition et de construction de notre identité se transigent désormais sur le parquet d’une bourse des valeurs dont on ne saurait extraire la pierre angulaire de l’ancrage d’un projet éducatif, pas plus que de celui de l’aménagement de l’établissement. Le reconnaître s’impose, me semble-t-il, comme le moment inaugural d’une indispensable résistance.” -extrait du livre.

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printemps_quebecois_anthologieBonenfant, Maude, Anthony Glinoer, Martine-Emmanuelle Lapointe, eds. (mars/March 2013) Le Printemps québécois: une anthologie. Montréal: Les Éditions Écosociété.

Du déclenchement de la grève étudiante aux élections générales de septembre, en passant par l’adoption de la loi spéciale et les manifestations de casseroles, que s’est-il passé durant le Printemps québécois ? Que nous reste-t-il de cette grève étudiante et du mouvement social qui ont tant polarisé les débats publics ? Quels événements, quels mots, quelles images ont marqué notre mémoire collective ? Le Printemps québécois. Une anthologie propose un retour sur ce moment particulièrement dense et animé de l’histoire contemporaine du Québec.

Le livre présente une chronologie exhaustive des événements (jour par jour, de février 2012 jusqu’au Sommet sur l’enseignement supérieur, en février 2013) et documente l’ensemble des productions culturelles auxquelles ils ont donné lieu. Textes littéraires de la revue Fermaille, manifeste de Profs contre la hausse, affiches de l’École de la Montagne Rouge, dessins de L’oie spéciale, interventions d’Anarchopanda : plus de 200 protagonistes du Printemps ont collaboré à ce livre en forme de carré rouge qui ne prétend pas à la neutralité, mais vise à constituer une archive de la grève étudiante.

Il s’agit d’un travail documentaire unique qui illustre toute la richesse, la créativité et la diversité du Printemps québécois. Comme l’écrivent les trois auteur.e.s de l’ouvrage, « c’est pour maintenir vive la mémoire d’un printemps où l’art, l’acte et la pensée ont repris leurs droits que nous avons fait le pari de laisser la parole à ceux qui, étudiant.e.s engagé.e.s, professeur.e.s indigné.e.s, citoyen.ne.s solidaires, s’en sont saisie. Cette histoire que l’Histoire risque d’oublier, nous la racontons par la voix de celles et ceux qui l’ont faite »

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a_force_imaginationBoyer, Jean-Pierre, Jasmin Cormier, Jean Desjardins & David Widgington, eds. (2013) À force d’imagination: affiches et artéfacts du mouvement étudiant au Québec (1958-2013). Montréal: Lux Éditeur. isbn 978-2-89596-174-1.

Avec plus de 400 affiches et artéfacts archivés au fil des ans et des luttes qui ont animé le Québec en 2012, À force d’imagination propose un véritable voyage au cœur de l’iconographie du syndicalisme étudiant québécois, depuis ses origines jusqu’à aujourd’hui, en passant par la naissance du célèbre « carré rouge ».

Cet ouvrage d’un genre nouveau au Québec, celui de l’essai graphique, constitue une mémoire collective des mobilisations étudiantes et citoyennes pour l’accès à l’éducation, en tant que droit démocratique et projet d’émancipation sociale. Il offre aussi des témoignages d’artistes et des outils imaginatifs à ceux et celles qui rêvent toujours de changer le monde pour le bien commun.

Avec des textes de Jean-Pierre Boyer, Jasmin Cormier, Jean Desjardins, Francis Dupuis-Déri, Jaouad Laaroussi, Vivian Labrie, Camille Robert, Arnaud Theurillat-Cloutier et David Widgington.

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apres_le_printempsBrisson, Pierre-Luc (2012) Après le printemps. Essai Libre. Montréal: Les éditions Poètes de brousse. isbn 978-2-923338-59-0.

Après le printemps retrace avec précision les événements majeurs de la crise étudiante depuis les premiers mandats de grève en février 2012 jusqu’à déclenchement des élections provinciales. Cet essai propose une analyse sociocritique et historique de l’agitation qui secoue le Québec avec ceci de particulier qu’il émane d’un penseur issu de la génération même qui a fait naître le mouvement. En retrait du tumulte de la rue, c’est donc l’occasion d’écouter ce que la jeunesse d’aujourd’hui propose.

La poussière à peine retombée sur le « printemps érable », nous en sommes déjà à l’heure des premiers bilans. Le jeune historien Pierre-Luc Brisson propose en ce sens un bon résumé des événements, mais surtout un excellent déblayage des problématiques et défis qui attendent le Québec après ce printemps, de même que des causes ayant mené à toutes ces manifestations.

Prenant le point de vue objectif de l’historien, Brisson évoque entre autres les institutions démocratiques (et leur éventuelle réforme), le travail des médias, l’usure du pouvoir du gouvernement libéral et l’état du système d’éducation post-secondaire.

Actuel sans être trop collé aux nouvelles du jour, l’essai de Pierre-Luc Brisson s’avère une solide base à la réflexion collective qui s’amorce. À mettre entre toutes les mains.

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Carré ArgentBrulé, Michel (2013) Carré Argent. Montréal: Éditions Michel Brulé.

Carré rouge ou carré vert ? D’un côté, des étudiants qui contestent une augmentation injuste et de l’autre, des étudiants qui veulent finir leurs études coûte que coûte. Ces derniers sont-ils plus égoïstes ? Certes, mais tous ne sont pas contre le mouvement social qui a suivi la grève étudiante. La majorité des Québécois pensent que la société est malade, voire gangrénée. Le credo de John James Charest est « diviser pour régner » et il laissera sa trace comme l’un des pires premiers ministres de l’histoire.

Pour ceux à qui le Québec tient à cœur, il ne fait aucun doute que la solidarité est essentielle à notre avenir. Le Québec est trop petit pour se diviser et la division ne fait que profiter à ceux qui usent de trafic d’influences pour abuser du système et s’en mettre plein les poches impunément. Je propose qu’on s’unisse derrière le « carré argent », qui assurera à tous la prospérité.

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L'éducation en_périlCantin, Serge, sous la direction de (2012) L’éducation en péril: Pour mieux comprendre le « printemps érable ». Les Cahiers Fernand Dumont. Pour l’avenir de la mémoire no.2, automne 2012-hiver 2013. Montréal: Fides.

Lorsque la décision fut prise de consacrer ce deuxième numéro des Cahiers Fernand Dumont à « la crise de l’éducation », rien ne laissait présager que, quelques mois plus tard, le Québec allait être le théâtre d’une « crise étudiante » sans précédent. Il importe maintenant de s’interroger sur le sens et la portée de cette crise étudiante. Ce qui nécessite une certaine mise à distance, l’inscription de cette crise dans une perspective sociohistorique plus large et susceptible d’en faire ressortir les enjeux sous-jacents, ceux que le présentisme propre à notre époque tend justement à escamoter. D’où l’intérêt de cet impressionnant dossier, dirigé par Frédéric Parent et Danièle Letocha. Il réunit plus de vingt et un articles provenant de divers horizons (nationaux, intellectuels, disciplinaires, générationnels) et qui se veulent comme autant de coups de sonde dans cette mer trouble de l’éducation, où se joue au jour le jour l’avenir de nos sociétés. Un numéro exceptionnel à plus d’un titre.

Publiés une fois l’an, Les Cahiers Fernand Dumont souhaitent redonner une voix à un certain humanisme, à cette « foi anthropologique » que Fernand Dumont a su incarner tout au long de sa vie, à travers son œuvre et ses divers engagements dans la Cité. Tournés vers « l’avenir de la mémoire », ils s’adressent aussi bien aux chercheurs et aux étudiants qu’au grand public cultivé, bref à tous ceux et celles qui veulent prendre la mesure des grands enjeux de la culture contemporaine, au Québec comme ailleurs.

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L'ostie de printempsChampagne, David (2013) L’ostie de printemps. Montréal: (auto-publication).

L’ostie de printemps est un essai photographique sur la crise sociale qui a marqué le Québec au printemps 2012. Après une quarantaine de manifestations photographiées, David Champagne réunit ses coups de cœur au sein d’une publication, en mettant de l’avant l’humour, la couleur, la créativité et la solidarité qui ont inondé ce printemps. Format magazine, 104 pages, 129 photos, 250 copies.

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dictionnaire de la révolte etudianteCollectif d’auteurs (2012) Dictionnaire de la révolte étudiante: du carré rouge au printemps québécois. Montréal: Tête première.

Quiconque a suivi la révolte étudiante aura noté la dérive sémantique, l’utilisation du langage à des fins partisanes, le détournement linguistique qui s’est joué (et se jouera encore). L’idée nous est venue d’un dictionnaire un peu railleur qui reprendrait ces termes ou expressions en leur donnant le sens pas toujours avoué qu’on voulait bien leur coller. De la mauvaise foi? Nous en sommes capables aussi, mais nous savons la doser, la nuancer, l’exposer avec humour.

Évidemment, nous choisissons notre camp : celui des étudiants. Contre la hausse, peut-être même pour la gratuité. Contre la loi spéciale aussi, bien sûr. Bref très « carré rouge ». Ce dictionnaire irrévérencieux permet de mieux comprendre cette révolte et ses enjeux. Il représente un point de vue sur les événements des derniers mois, mais ouvre la porte au dialogue : c’est la raison pour laquelle le lettrage sur la couverture est composé d’une superposition de rouge et de vert qui, une fois mélangés, donnent du gris, couleur de la nuance!

En quelques mots : Plus d’une centaine de termes utilisés pendant la révolte étudiante définis en au plus 500 mots par des lexicographes engagés (écrivains, musiciens, comédiens, journalistes, enseignants, étudiants, intellectuels). Grande variété de définitions : sarcastiques, factuelles, ironiques, loufoques, plus sérieuses. Des points de vue plus personnels, d’autres plus extérieurs à la révolte.

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This is fucking class warCollectif Dix Novembre, eds. (Sept 2014) This is Fucking Class War: Voices from the Québec 2012 Student Strike. Montréal: Collectif Dix Novembre. download/télécharger : .pdf  (2.2MB) + ePub (6.4MB) + website

The spring and summer of 2012 saw the emergence of a massive social movement in Québec, centered around—but growing beyond—a student strike. From February 2012 until the following September, the streets of Montreal, Québec City and other towns in the province were alive with demonstrations and protest actions. Students walked out of class and stayed out, picketing their academic institutions and even holding barricades against police intervention; over 3,000 people were arrested over the course of those few months, new repressive laws were introduced and resisted, and solidarity between groups and across sectors was built and tested.

This Is Fucking Class War!, the first book-length look at the movement to be available in English, brings together writing by nearly 30 participants in the movement, who reflect critically and sometimes jubilantly on the events of the spring. The book is organized around five themes that shaped discussion within and around the movement during the spring and since: tactical innovation, protestor “violence” and state violence, diversity within our movement, the challenges of solidarity and movement building, and resisting state and administrative repression. This core is bookended by an introduction that describes the build-up to the strike and situates it in the Québec context, and a concluding section that begins to elaborate directions for future struggle and analysis.

Followers of the strike and new readers alike will appreciate the inclusion of feminist, anti-colonial, regional and other marginalised perspectives that were often omitted from coverage of the strike at the time. It is our hope that this book will provide inspiration and fodder for reflection for activists, students, and scholars involved in many different movements.

Below is a discussion during the launch of the book at Café l’Artère on 13 Sept 2014. To read the essays discussed in the video http://thisisclasswar.info/guenette.html
http://thisisclasswar.info/pedneault.html
http://thisisclasswar.info/mehreen.html

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fermaille, anthologieCollectif d’auteurs (jan 2013) Fermaille: Anthologie. Montréal: Moult Éditions.

Du 20 février au 22 septembre 2012, la revue en forme d’écritoire Fermaille a dessiné une géographie de la réflexion vive, de l’indignation et de la révolte pendant les grèves étudiantes et le mouvement social du printemps. Ses 14 numéros offrent un panorama sans équivalent du comment naissent les gestes, comment se pratiquent et se transmettent des espérances. Ce recueil est construit à partir de sa variété; c’est elle qui redéfinit les étapes de réalisation d’un projet partageable. Les textes de Fermaille éclairent des exigeances, des identités à assumer, des anti-modèles à combattre.

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je_me_souviendraiCollectif d’auteurs (août/August 2012) Je me souviendrai: 2012 mouvement social au Québec. Antony-France: La boîte à bulles. isbn 978-2-84953-160-0.

Printemps 2012. Depuis de longs mois désormais, le Québec est témoin, spectateur, détracteur ou acteur d’une crise sociale qui, quoi qu’il advienne, a d’ores et déjà marqué son histoire, au même titre que les événements d’octobre 1970.

Initialement portée par un mouvement étudiant sans précédent au Canada – la lutte des carrés rouges contre la hausse des frais de scolarité – catalysée par la Journée de la Terre du 22 avril, cette lutte a pris une valeur et une dimension politiques inédites, après l’adoption par le parlement québecois de la loi spéciale 78 destinée à enrayer le mouvement (dénoncée par l’ONU et Amnesty International) puis l’adoption par le parlement fédéral de la loi C-38 officialisant le retrait du pays du Protocole de Kyoto.

Après des mois de manifestations quotidiennes, d’initiatives en tous genres, un collectif artistique est né : Je me souviendrai.

Journalistes, auteurs, illustrateurs, penseurs et musiciens ont répondu à cet appel pour donner une voix emplie d’optimisme et de promesses à ce « printemps québecois », à ces indignés du Nouveau Monde qui se sont levés pour dire non.

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on_sen_calisseCollectif de débrayage (2013) On s’en câlisse: Histoire profane de la grève, printemps 2012, Québec. Montréal: Sabotart et Genève/Paris: Entremonde. isbn 978-2-940426-26-3. INFORMATION.

Février à septembre 2012 : le Québec est foudroyé par la plus longue grève étudiante de son histoire. L’augmentation des frais de scolarité rencontre une résistance acharnée, qui prend vite les traits d’un soulèvement généralisé. Le pouvoir libéral perd pied et décrète une loi d’exception. À quoi la rue répond «la loi spéciale, on s’en câlisse», on s’en fout. La grève se joue des injonctions, elle défie toute tentative de mater juridiquement un conflit politique.

L’image consensuelle du printemps érable néglige cette puissance de rupture d’un mouvement qui a fait de la ville son terrain de jeu, et de l’économie son ennemi. Au lieu de s’attarder sur ce qui a rassemblé – la défense de l’éducation et de la démocratie –, il s’agit de saisir dans la grève ses lignes de partage : la violence, le spectacle, les élections… Élaboré en collectif, ce livre réunit témoignages et analyses pour raconter la grève. Version profane qui oppose au récit officiel les paroles irrévérencieuses de grévistes anonymes. Des blocages à l’état policier, des émeutes aux casseroles, chaque phase de la grève est dépliée afin de rendre compte d’un mouvement aussi singulier qu’exemplaire des luttes actuelles. «Nous n’écrivons que pour fourbir les armes susceptibles de prolonger la fêlure ouverte par la grève.»

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desobeissance_et_nousDurand, Guy (2013) La désobéissance civile et nous: À l’école de Gandhi et de Luther King. Montréal: Fides. isbn 978-2-7621-3597-8.

Tout ce qu’il faut savoir pour comprendre et analyser la récente contestation étudiante : histoire et ampleur de l’objection de conscience, rôle de la conscience face à la loi, exercice de la démocratie, ainsi que notion de désobéissance civile avec ses justifications et ses conditions de légitimité, ses risques et ses avantages.

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En Grève: a agraphic account of the Montreal student strikeEllyn, Laura, A. Piffer, sves Yeung, Wendy Kraus-Heitmann, Oliver Leon (2014) En Grève: A Graphic Account of the Montreal Student Strike. Freisen Press: Victoria, BC. isbn978-1-4602-1566-1.

En Greve is a graphic novel account of the student strikes that took place in Montreal in the Winter and Spring of 2012. Told through interviews, essays, and comics by students, this book provides a first-hand account of the largest student movement for accessible education in Canadian history.

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printemps_des_carres_rougeFrappier, André, Richard Poulin et Bernard Rioux (2012) Le printemps des carrés rouges: Lutte étudiante, crise sociale, loi liberticide, démocratie de la rue. Montréal: M Éditeur. isbn 978-2-923986-57-9.

Comment comprendre la dynamique de ce mouvement et la crise sociale qui a secoué le Québec ? Après avoir fait un retour sur la lutte étudiante de 2005, les auteurs examinent les causes immédiates et structurelles du conflit. Ils posent également la question du rendez-vous raté des syndicats.

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pour_un_printempsJane d’Eau, ed. (août/August 2012) Pour un printemps : Un livre citoyen. Montréal: Artmour. isbn 978-2-9813328-0-6. Campagne d’autofinancement.

Mon nom est Claudel Pétrin-Desrosiers et je suis étudiante en médecine à l’Université de Montréal. J’ai 20 ans seulement, et pourtant, j’ai déjà eu la chance de vivre deux mouvements de solidarité à couper le souffle : deux printemps consécutifs où des masses d’individus ont envahi les rues de leur ville, de leur pays pour décrier une réalité qui ne leur plaisait pas. Un printemps en Tunisie. L’autre au Québec, un an plus tard.

En janvier 2011, j’ai eu la chance unique d’être en Tunisie lorsque la révolution du jasmin a éclaté. J’ai été profondément marquée par cette prise de conscience et cette envie incroyable de liberté, d’autant plus que ce mouvement a eu d’importantes répercussions sur de nombreux pays. J’ai réalisé que malgré tout ce qu’on le pourra nous dire, le changement est possible : il suffit d’y croire, d’agir et de s’engager à fond. Cette prise de conscience a solidifié encore plus mes liens envers les causes qui me tiennent particulièrement à coeur, comme la défense des droits et libertés. J’ai également appris à être encore plus critique envers l’actualité internationale et envers les médias. En plus de me vacciner contre l’apathie politique, cette expérience en Tunisie m’a donné une incroyable dose de courage, d’espoir et de motivation.

De retour au Québec. Aujourd’hui, après plus de 100 jours de manifestations les plus imaginatives les unes des autres, après plus de 100 jours où les étudiants québécois se sont levés accompagnés de leurs parents, de leurs enfants, de leurs grands-parents, après plus de 100 jours où nous avons dit « ça suffit » à notre gouvernement, je me dis que le changement a frappé à nos portes, je me dis que le Québec a mis en marche son propre mouvement de changement social, je me dis que nous sommes en train de vivre « notre » printemps. J’ai senti naître une ferveur inattendue, j’ai vu une génération, solidaire et fière, se redresser, se politiser, s’impliquer. Et je ne pourrais pas être plus heureuse que d’être la porte-parole du projet « Pour Un Printemps ».

Ce projet de livre citoyen se veut un témoignage durable de l’incroyable soulèvement que le Québec vit actuellement, c’est une exhortation à la coopération, au changement, à un parler collectif. « Pour un Printemps », c’est une façon de ne pas oublier, d’être fiers de nous, de s’encourager à ne pas lâcher et surtout, à croire au changement à travers l’expression citoyenne.

J’ai la forte croyance que les changements ont le pouvoir de bouleverser notre vie, d’où l’importance de les écrire, de les dessiner, de les photographier, de les archiver. À travers ces révolutions populaires, on grandit, on en apprend tellement sur soi-même, sur la personne que l’on est, que l’on veut devenir. Ces vagues de changement nous remettent en question, brassent nos convictions les plus profondes, nous font réagir. Et c’est là que réside toute leur beauté. J’invite donc tous ceux et celles qui ressentent le besoin d’être entendus, le besoin de ne pas oublier, à contribuer à « Pour Un Printemps », ce projet d’un livre citoyen, à soutenir le projet en faisant un don s’ils le peuvent, à venir nombreux à l’événement public pour le lancement du livre, ce 21 juin à Montréal.

Nous avons été des milliers dans les rues québécoises à crier au changement. Des milliers de voix, un printemps érable, un livre citoyen. Faisons résonner les échos de nos voix pendant encore bien longtemps.

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Generation Rising by Shawn KatzKatz, Shawn (2015) Generation Rising: The Time of the Quebec Student Spring. Blackpoint, NS & Winnipeg, MB: Fernwood Publishing.

First there was the Arab Spring, then the Indignados, then Occupy Wall Street. And then there was the Printemps érable — the Maple Spring. In 2011, proclaiming the need for austerity, Québec’s governing Liberal Party announced a draconian increase in tuition fees. Enraged that the government would destroy a legacy of public education, so hard won during the 1960s Quiet Revolution — a legacy from which they themselves had reaped benefits — the youth of Québec took to the streets in a student strike under the banner of the carrés rouges. They fought not merely for education, but for the future: a future they watch being destroyed by the unrelenting march of capitalism, intent on the merciless exploitation of citizens and natural resources.

Generation Rising is the story of the most important mass mobilization in Québec’s (and Canada’s) history. It is the story of six months of brutalization of youth by the police forces of the capitalist class, as the students went toe-to-toe against the corrupt and autocratic elite in an effort to construct a horizontal, participative and grassroots democracy. It is the story of the Internet generation deploying its mastery of social media to harness the forces of hundreds of thousands, and ultimately defeat a battle-hardened premier.

At the end of it all, Québec’s first social media mobilization had laid the foundations for a brave new future, where the old world of order and authority might finally be swept aside to make way for a new, twenty-first-century democracy.

Le combat est avenir — the fight is the future, and the battle has just begun.

« Makes valuable contributions to discussions about the price, cost, and value of education, the nature of democracy, and the meaning of prosperity … a solid primer. » — Quill & Quire, July/August 2015

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Omuz Omuza: pensées pour une économie de la révolteMalachiste, Megdée (mai 2013) Omuz Omuza: Pensées pour une économie de la révolte. Montréal: La Passe.

Qu’y a-t-il de commun entre la grève étudiante québécoise de 2012 et le mouvement contestataire turc démarrant en juin 2013? A priori, absolument rien hormis la contestation elle-même de gouvernements stoïques et dogmatiques. S’il y a désir d’écrire, c’est d’abord dû à ma présence au sein des duex mouvement.” – extrait du livre.

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projets_carre_rouge_mmaqMartin-Archambault, Eveline (2013) Projets carré rouge: Savoir-faire un printemps. Montréal: Musée des maîtres et artisans du Québec. isbn 978-2-920237-54-4.

Conçue dans le contexte récent du « Printemps érable », cette exposition est consacrée aux créations des étudiants québécois qui ont su adapter leurs savoir-faire et faire preuve d’inventivité pour affirmer leurs revendications. Se concentrant sur la mise en valeur des expressions créatives et l’adaptation, dans un contexte spécifique, de procédés artisanaux ou artistiques, elle présente un grand nombre d’artefacts (pancartes, affiches, installations, jeux, performances, textes…) qui témoignent du bouillonnement culturel qui accompagna l’ensemble du mouvement.

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carre_rouge_nadeauNadeau, Jacques (2012) Carré Rouge. Montréal: Fides. isbn 978-2-7621-3497-1.

Depuis le printemps 2012, le Québec est en ébullition. Présent aux premières lignes, Jacques Nadeau, photographe au quotidien Le Devoir, donne à voir ce spectaculaire réveil de la société québécoise à travers une série de photos choisies parmi les milliers de clichés pris sur le terrain, parfois au mépris de sa sécurité. En contrepoint, les commentaires de citoyens, de décideurs, de personnalités publiques, de tous âges, de tous milieux, de toutes opinions, croisent leurs regards avec celui du photographe. Éloquent.

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tenir_tete_gndNadeau-Dubois, Gabriel (2013) Tenir tête. Montréal: Lux Éditeur. isbn978-2-89596-175-8.

« Toute histoire a un commencement, et pour moi l’aventure du printemps 2012 débute le 12 juin 2009 lorsque j’ouvre le journal Le Devoir. »

Dans ce livre, écrit avec le style qu’on lui connaît, on suit pas à pas Gabriel Nadeau-Dubois au fil des luttes, des rencontres décisives, des assemblées générales, des confrontations avec journalistes, ministres, juges et policiers, mais aussi dans son analyse de la grève de 2012. Chemin faisant, le lecteur prendra acte, non sans stupéfaction, de la misère morale et intellectuelle d’une certaine élite québécoise. Il renouera surtout avec la formidable vigueur des étudiants qui se sont opposés au mercantilisme de cette élite.

Tenir tête doit être lu par ceux qui ont partagé la colère des étudiants, mais aussi par les autres, qui se surprendront peut-être à admettre que la cause des étudiants est également la leur.

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In Defiance by Gabriel Nadeau-dubois_btl2015Nadeau-Dubois,Gabriel (2015) In Defiance. Translation by Laxer Lederhendler of 2014 Governor General’s Literary Award winner for non-fiction, Tenir tête. Toronto: Between the Lines. isbn978-1-77113-182-7.

On February 7, 2012, as students in Quebec prepared to vote to go on strike, Gabriel Nadeau-Dubois gave a rousing speech: “What you do today will be remembered. The decision you make will tell future generations who we were. And you already know what is being said today about our generation. That we are the generation of comfort and indifference, the generation of cash and iPods; that we are individualists, egotists; that we don’t care about anything, except our navels and our gadgets. Aren’t you tired of hearing this? Well, I am. Luckily, today we have a chance to prove that it’s not true, that it has never been true.”

The “Maple Spring” saw more than 300,000 students across Quebec protest a tuition fee hike by striking from their classes. Nadeau-Dubois takes readers step-by-step through the strike, recounting the confrontations with journalists, ministers, judges, and police. Along the way he exposes the moral and intellectual poverty of the Quebec elite and celebrates the remarkable energy of the students who opposed the mercenary attitude of the austerity agenda.

« In Defiance is a remarkable insider’s account of the largest popular mobilization in recent Canadian history. With wit and clarity, Gabriel Nadeau-Dubois provides an engaging window into the 2012 Maple Spring and the role of the Quebec student movement as one of the leading forces challenging neoliberalism today. » – Yves Engler, author of The Black book of Canadian Foreign Policy, former Vice President of the Concordia Student Union.

« Makes valuable contributions to discussions about the price, cost, and value of education, the nature of democracy, and the meaning of prosperity … with powerful and illustrative passages. » — Quill & Quire, July/August 2015

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red_nawrockiNawrocki, Norman (2013) Red: Quebec Student Strike and Social Revolt Poems. Montréal: Les pages noirs. isbn 978-2-9805763-5-5.

The largest ever civil dissobeddience movement in Canadian history rocked Quebec in 2012. Norman Nawrocki (one of the ‘Profs against the hike’) wrote these pieces in the spirit of love and rage between marching with students and banging on a pot. They are a personal testimony to the power and passion of this movement and to the remarkable selfless courage, solidarity and creativity of the students. They fought for everyone and raised the bar for us all.

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terre des consNicol, Patrick (juin 2013) Terre des cons. Montréal: La Mèche. isbn978-2-89707-028-1.

Un professeur vieillissant ne dort plus : ses jeunes voisins l’énervent  et un événement d’actualité l’intrigue : Alex, un activiste qu’il a connu lors du printemps érable, s’est enchaîné à un bâtiment public. L’insomnie, l’alcool et le remords le forcent à revenir sur les événements et à partir à la rencontre d’une jeunesse perdue, qui est aussi la sienne.

« Ce roman tire sa source d’une indignation : comment des personnalités publiques, devant une crise, peuvent-elles parler d’une façon si irresponsable? Le printemps érable a déclenché un flot d’informations contradictoires et d’abus. Mon premier mouvement en a été un de colère : j’en ai voulu à ceux qui ont affiché autant de mépris envers les étudiants en grève. Mais après la colère, une question : ne sommes-nous pas tous sujets à la bêtise? Par ce livre, j’essaie de comprendre les effets de ce désordre et me demande à quoi on peut se raccrocher quand la parole et la réflexion n’ont plus de valeur. » – Patrick Nicol

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brule ta choubaPatenaude-Monette, Martin (2012) Brûle ta chouba. Montréal : auto-publication. isbn978-2-9812898-2-7.

“En mars 2012, je termine un contrat pour un projet de recherche sur les goélands. À l’université et partout au Québec,le nombre d’étudiants grévistes atteint son paroxysme. Contre la huasse des frais de scolarité et contre le gouvernement  libérale  corrompu, les étudiants en science de l’UQAM marchent aussi dans la rue.” de la première page du la bédé de Martin.

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de_ecole_a_la_ruePoirier St-Pierre, Renaud et Philippe Ethier (2013) De l’école à la rue: Dans les coulisses de la grève étudiante. Montréal: Écosociété. isbn978-2-89719-048-4.

Printemps 2012. Ce qui n’était à l’origine qu’une nouvelle grève étudiante s’est rapidement transformé en une crise sociale comme le Québec n’en avait pas connu depuis longtemps. Six mois de grève et des dizaines de milliers de personnes dans les rues plus tard, une question reste sur toutes les lèvres : comment ont-ils fait?

Mêlant l’anecdote et l’analyse, les auteurs tentent d’y répondre, dans ce premier récit militant de la grève étudiante de 2012, en nous plongeant au cœur du mouvement. Rapports entre la CLASSE et l’État, planification depuis 2010, organisation et mobilisation, démocratie directe, discours, stratégie médiatique et offensive 2.0, voilà autant de facettes abordées qui nous transportent dans les coulisses de la plus importante grève étudiante du Québec.

Mais c’est au bénéfice des mouvements sociaux en général que les auteurs nous invitent à tirer des leçons. Car comme ils le soulignent avec justesse, « puisque nous savons maintenant nous soulever, il ne nous reste plus qu’à recommencer ».

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une idee de l'université: Seymour, Michel (2013) Une idée de l’université: Propositions d’un professeur militant. Montréal: Boréal. isbn9782764622483.

Ce livre est une contribution philosophique engagée au débat sur l’université qui fait rage au Québec depuis quelques années, mais surtout depuis le printemps 2012. Il s’agit d’une contribution philosophique parce que l’auteur s’appuie sur l’approche du grand théoricien de la justice John Rawls. En outre, c’est aussi un travail engagé parce que l’ouvrage constitue une intervention partisane dans le débat.

Il y est bien sûr question de gratuité scolaire. D’abord, la gratuité à l’université est une recommandation du Rapport Parent. Ensuite, il s’agit d’un modèle viable, comme le prouve l’expérience de certains pays européens. Il y est aussi bien sûr question du sentiment d’assister à la transformation progressive de l’université selon un modèle d’entreprise : hauts salaires des dirigeants, dérive immobilière, clientélisme, dépenses exorbitantes de publicité, etc. Mais encore faudrait-il que nos universités soient bien gérées. Et l’auteur montre, preuves à l’appui, que c’est loin d’être le cas.

Michel Seymour dénonce le mépris de la démocratie et du travail intellectuel que la crise récente a révélé chez nos élus et nos directeurs d’université. Il fait des propositions concrètes pour que l’université retrouve le rôle qui doit être le sien, celui de fournir des services essentiels non seulement aux étudiants et aux chercheurs, mais à toute la population québécoise.

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femmes_changent_luttesSurprenant, Marie-Eve et Mylène Bigaouette, eds. (2013) Les femmes changent la lutte: Au coeur du printemps québécois. Montréal: Les éditions du remue-ménage. isbn978-2-89091-462-9.

Tantôt au front, tantôt dans l’ombre, les femmes se sont engagées massivement dans la mobilisation du printemps 2012. Mais que retiendra l’histoire de leur présence : d’excellentes alliées, des participantes hors pair? Soyons sincères, elles ont agi et bousculé jusqu’à transformer les termes mêmes de la lutte.

Entre témoignages, poèmes, entretiens et analyses critiques, 30 regards se croisent ici mêlant action politique, fureur créatrice et urgence de la révolte : Coalition Main rouge, Martine Desjardins, Fermaille, Janie Ducharme, Ann-Julie DuRocher, Infirmières contre la hausse, Institut Simone de Beauvoir, Sophie Jeukens, L’R des centres de femmes, Éliane Laberge, Karen Juliette Lalonde, Iraïs Landry (comité femmes GGI), Widia Larivière (Idle No More), Rébecca Lavoie, Anne-Marie Le Saux (Profs contre la hausse), Valérie Lefebvre-Faucher, P!NKBLOC, Mères en colère et solidaires, Maille à Part, Manon Massé, Brigitte Michaud, Françoise Pelletier, Jeanne Reynolds, Camille Robert, Caroline Roy-Blais, Camille Tremblay-Fournier et Anne-Marie Voisard.

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war_streets_housesYanow, Sophie (2014) War of Streets and Houses. Minneapolis: Uncivilized Books. isbn978-0-9846814-8-8.

The War of Streets & Houses is named after General Thomas Bugeaud’s 19th century essay; the first manual for the preparation and conduct of urban warfare. The text greatly influenced Baron Haussmann’s famous re-development of Paris, and the planning of modern cities. In 2012 the author participated in the massive Montreal student strikes. In the midst of protesting crowds and police kettles, the military origins of urban planning suddenly became an undeniable reality. Sophie Yanow’s most ambitious work to date deftly melds the history of urban planning, theories of control with personal experiences of political activism.

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2 Responses

  1. PAGANI Catherine says:

    Hello,

    I live in France and I would like to buy “Carré rouge” of Jacques Nadeau.
    How is it possible to obtain this book ?

    Thanks a lot,
    Catherine Pagani

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